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 Toujours en mouvement

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Angel
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MessageSujet: Toujours en mouvement   Sam 26 Mai 2012 - 15:13

Un petit article proposé par Françoise Martin, trouvé sur Face de Bouk


Citation :
D'où la nécessite d'être toujours en mouvement lors d'un travail de rééducation en longe.

Des recherches en neurobiologie éclairent d’un jour nouveau le comportement de nos animaux

Pour étudier les effets d’un manque de sucre au niveau du cerveau humain, des chercheurs ont fait appel à des chiens.

Mais comment provoquer une hypoglycémie cérébrale et uniquement cérébrale ?

Leur faire faire un exercice physique ou les faire jouer n’était pas la solution : augmentation du rythme respiratoire, augmentation du rythme cardiaque, intervention du foie, l’organisme en bonne santé et correctement alimenté fournit le carburant sans coup férir… et en plus le cerveau est prioritaire !

Donc pour diminuer le taux de sucre cérébral, les chercheurs ont demandé aux chiens de rester assis immobiles 10 minutes. Pour rendre l’exercice plus difficile, ils ont même lâché une souris mécanique dans la pièce. Le cerveau des chiens a donc carburé à plein régime pour contrôler l’animal… et tout le monde sait que le cerveau est hyper gourmand en sucre.

Ensuite, chaque chien a été conduit dans une autre pièce où un molosse agressif était dans une cage. On a constaté que les chiens se sont approchés de ce molosse qui a alors essayé de les mordre (sans y parvenir bien sûr).

Les chiens d’un autre groupe qui n’avaient pas été soumis à l’épreuve de l’immobilité, se sont montrés plus prudents et sont restés sagement à l’écart.

Les chercheurs en ont donc conclu qu’une forte contrainte peut entraîner ensuite une prise de risque inconsidérée.
Ce point corrobore d’autres études faites sur l’homme. En outre, sur l’homme, on s’est aperçu que les personnes n’avaient absolument pas conscience d’avoir pris un risque plus important qu’à l’ordinaire.


Au lieu de nous pencher sur les implications humaines, intéressons-nous à ce que nous pouvons en tirer pour nos animaux :

Premier enseignement de l’expérience : lorsque l’on demande à un animal de se contrôler, surtout dans une situation où il serait naturellement peu porté à le faire (peur ou envie de faire autre chose comme jouer par exemple), on diminue le taux de sucre de son cerveau et ce d’autant plus qu’on ne lui laisse faire aucun effort physique.

Or c’est une pratique courante dans le dressage de demander à un animal de ne pas réagir lorsqu’on agite un sac ou un manteau ou de refuser une friandise. Le fait qu’on ne le tienne pas physiquement mais qu’il ait appris qu’il ne doit pas bouger sans qu’on lui ait donné l’autorisation, est un facteur supplémentaire de contrainte… et cela même (et surtout) si l’animal ne bouge effectivement pas.

Il n’y a arrêt de ce phénomène que lorsque l’animal s’en fout réellement… mais là généralement on passe à autre chose.

Ce type d’exercice demande donc un effort cérébral à ne jamais négliger. Les séances doivent donc être très courtes pour laisser le cerveau se recharger en sucre.

Si malgré tout, la contrainte est prolongée, le taux de sucre reste bas ce qui peut se traduire par une attitude apathique qui peut amener à penser à tort que l’animal n’a plus peur.

A terme, si cela est répété trop souvent et trop longtemps, surtout sur un sujet jeune, cela peut s’avérer carrément néfaste. N’oublions pas qu’un manque de sucre sur une durée trop importante entraîne la mort de neurones.

On peut retrouver ce type de situation dans certaines pratiques d’élevage : poulain sevré en l’enfermant dans un box alors qu’il entend sa mère dehors, cheval blessé que l’on maintient attaché (le fait que le motif soit légitime n’y change rien), poulain élevé seul, étalon maintenu constamment à l’écart de ses congénères….

Deuxième enseignement : ce type d’exercice engendre une prise de risques inconsidérée dont le sujet n’a pas réellement conscience.

Dans la pratique, cela pourrait donner la séquence suivante : votre cheval a très peur d’un train. Vous lui demandez de rester tranquille le temps que le train passe. L’expérience (scientifique comme quotidienne) vous enseigne qu’il y a de fortes chances que juste derrière votre cheval « pète les plombs » pour un oui ou pour un non.

On a aussi ce comportement lorsqu’un chien qui a eu très peur d’un autre chien, se retourne sur vous pour vous mordre… au risque que vous vous fâchiez grave !

Si on suit le raisonnement, on peut penser qu’un exercice physique ensuite, permet d’augmenter le rythme cardiaque et d’amener un flux de sang au cerveau qui va alors se recharger plus vite en sucre. Ainsi l’étalon qui peut galoper dans son pré est moins frustré que celui qui est enfermé dans un box où la dépense physique lui est impossible.

Mais pendant ce temps, vous devez faire particulièrement attention à assurer la sécurité, car votre animal risque de l’oublier d’où des comportements exempts de peur, le cheval qui se jette sur la clôture ou sur la porte voire si la situation se répète des comportements d’automutilation ou d’agressivité qui peut devenir permanents.

Source : Revue de presse Mediscoop du 25 Avril 2012. Cerveau : Les dangers du manque de sucre. Le Figaro. Université de Lille (Nord) et du Kentucky (États-Unis) parus dans Psychonomic Bulletin & Review.
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Angel
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MessageSujet: Re: Toujours en mouvement   Dim 27 Mai 2012 - 17:38

la source ^^
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/04/24/18049-dangers-manque-sucre-pour-cerveau


Citation :
Les dangers du manque de sucre pour le cerveau
Par Yves Miserey - le 24/04/2012


Après des efforts prolongés, l'encéphale a besoin de reprendre de l'énergie pour éviter des prises de risque inconsidérées.


Ne soyez pas trop exigeant avec votre chien, ne lui imposez pas de contraintes trop lourdes, vous allez l'épuiser. Après, le pauvre animal pourrait faire n'importe quoi, se jeter sous une voiture ou faire tomber un enfant en le bousculant. Les chiens sont comme les humains: quand on leur demande de faire quelque chose de difficile, leur cerveau se met à consommer beaucoup de glucose, au point d'en manquer. Mesurée par des tests sanguins, cette carence peut avoir des conséquences fâcheuses. C'est ce que démontre une étude réalisée par une équipe de chercheurs de l'université de Lille (Nord) et du Kentucky, aux États-Unis. Elle est publiée en ligne dans la revue Psychonomic Bulletin & Review.

Holly Miller et ses collègues ont partagé une dizaine de chiens en deux groupes. Ils ont obligé les animaux du premier groupe à se tenir assis sans bouger pendant dix minutes dans une pièce, les autres étant laissés tranquilles dans une cage. Pour rendre l'exercice encore plus difficile, une petite souris mécanique a été lâchée dans un coin de la pièce. Chacun des chiens soumis à cette épreuve (rester assis et ne pas bouger) a été conduit ensuite dans une autre pièce où un molosse agressif était enfermé dans une cage. Ils se sont approchés de la bête qui, bien sûr, s'est ruée sur eux, essayant de les mordre. Les chiens de l'autre groupe, qui n'avait été soumis à aucune contrainte, se sont montrés plus avisés: ils sont restés sagement à l'écart du fauve. Une forte contrainte peut donc conduire à une prise de risque inconsidérée.


Diminution des capacités cognitives

Cette expérience corrobore des comportements observés chez l'homme par le psychologue américain Roy F. Baumeister, un chercheur célèbre dans les pays anglo-saxons mais encore presque inconnu en France. Par toute une série de tests, lui et ses étudiants ont montré que toute tâche exigeant une maîtrise de soi («self control» en anglais) intense et prolongée sollicite énormément le cerveau. Le test de Stroop, qui consiste à lire des noms de couleur alors même que ces mots sont coloriés d'une couleur différente de celle qu'ils désignent, est le plus souvent utilisé dans ce domaine. Il demande en effet un gros effort de concentration, le participant étant amené à inhiber la réponse qu'il est naturellement tenté d'apporter à la lecture des mots.


Chez les humains, le cerveau consomme en condition normale 20 % de l'énergie alors qu'il ne représente que 2 % du poids total du corps. Mais il en brûle beaucoup plus quand il est soumis à un rude exercice. Après un test de self control, on s'est rendu compte que le cerveau peut avoir des moments avec des glycémies «trop» basses. «Même chez les personnes non diabétiques, le taux de glucose n'est pas constant dans le cerveau et il peut varier très vite», souligne Mikaël Molet, de l'université de Lille, qui a participé à l'expérience avec les chiens.

Le manque de glucose dans le cerveau provoque une diminution des capacités cognitives dont la personne qui en est victime n'est pas forcément consciente. Cet épuisement peut même susciter des conduites aberrantes avec des prises de risque inconsidérées comme plusieurs tests d'investissements financiers fictifs l'ont mis en évidence. Un cerveau en manque de sucre peut même engendrer des comportements violents. Mais, là encore, des études récentes ont montré que l'agressivité peut cesser aussitôt après la prise de boissons sucrées (Aggressive Behaviour, janvier-février 2001).


Un test sur la conduite automobile

Tous ces tests de psychologie expérimentale ouvrent des perspectives encore insoupçonnées, surtout quand on les confronte aux dernières avancées en neurobiologie. L'imagerie médicale a montré, par exemple, qu'une faible dose d'alcool a tendance à faire diminuer le taux de sucre dans le sang (NeuroImage, 2006). Du coup, on peut se demander si les conduites à risque ou les violences suscitées par l'alcool ne sont pas provoquées par une carence en sucre dans le cerveau.

Holly Miller teste à l'université de Valenciennes les effets de la conduite automobile (un exercice de self control typique) sur le cerveau. Les résultats de ses travaux devraient être bientôt publiés. Qui sait? Un jour, les automobilistes seront peut-être obligés de prendre une boisson sucrée après un temps de conduite prolongé pour éviter les accidents.

«Ces recherches remettent en cause la vision un peu simpliste que l'on peut avoir de l'exercice de la volonté», indique Holly Miller. En effet, si on demande à quelqu'un de maîtriser son comportement, cette contrainte peut pomper tellement de son énergie qu'il risque de ne pas réussir. Arrêter de fumer, par exemple, pourrait s'accompagner d'un petit conseil judicieux: si tu as peur de ne pas résister, prends une boisson sucrée. Roy F. Baumeister consacre son dernier livre à ce thème. Intitulé Willpower («la volonté»), c'est un best-seller aux États-Unis.

EN SAVOIR PLUS:

» Quelle quantité de sucre consommer

» Les effets du sucre sur la santé

» Les facteurs aggravants de l'hypoglycémie

LIRE AUSSI:

» «Il ne faut pas diaboliser le sucre»

» «Un jus de fruit naturel est aussi sucré qu'un soda»
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Angel
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MessageSujet: Re: Toujours en mouvement   Dim 27 Mai 2012 - 17:38

ça, c'est surprenant
Citation :
Chez les humains, le cerveau consomme en condition normale 20 % de l'énergie alors qu'il ne représente que 2 % du poids total du corps. Mais il en brûle beaucoup plus quand il est soumis à un rude exercice. Après un test de self control, on s'est rendu compte que le cerveau peut avoir des moments avec des glycémies «trop» basses. «Même chez les personnes non diabétiques, le taux de glucose n'est pas constant dans le cerveau et il peut varier très vite», souligne Mikaël Molet, de l'université de Lille, qui a participé à l'expérience avec les chiens.
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BULBE
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MessageSujet: Re: Toujours en mouvement   Lun 28 Mai 2012 - 10:47

Pour précision, c'est la revue de presse mediscoop qui propose cet article, et Françoise Martin n'en est pas l'auteur.
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Angel
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MessageSujet: Re: Toujours en mouvement   Lun 28 Mai 2012 - 14:28

Effectivement Bulbe

En fait, je pense que c'est meme une "compil" de différentes sources Wink
Citation :
Source : Revue de presse Mediscoop du 25 Avril 2012. Cerveau : Les dangers du manque de sucre. Le Figaro. Université de Lille (Nord) et du Kentucky (États-Unis) parus dans Psychonomic Bulletin & Review.

- celle de Mediscoop - je n'arrive pas à mettre la main dessus...

- l'article du figaro, que j'ai recopié au dessus

- et l'article du Psychonomic Bulletin & Review, surement celui là : http://www.springerlink.com/content/64v4677617013308/fulltext.pdf
en tout il est question de l'expérience de Holly Miller, avec ces 2 groupes de chiens
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